Rencontre avec Julien : Double champion de salsa en France

Rencontre avec Julien : Double champion de salsa en France

C’est la deuxième fois que je réalise un article sous forme d’interview. Après Hugo, le fondateur de Wanted Sport Paris, c’est au tour de Julien de s’exprimer sur sa passion. Et oui, je n’interroge que de véritables passionnés. Après tout, leur passion pourrait bien devenir la vôtre.

Si vous n’avez pas encore lu cet article : « Salsa Nueva, la danse & moi » , il est encore temps 😁

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Hello Julien ! À quel âge as-tu commencé à danser ?

J’ai débuté la salsa à l’âge de 23 ans. Mais j’ai commencé à danser bien avant avec le rock lorsque j’étais en école d’ingénieur. 

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Pour quelle(s) raison(s) as-tu commencé ?

J’ai eu une première étincelle quand j’ai vu danser mon père dans le couloir. J’adorais la coordination qu’il avait avec ma mère. Parallèlement, j’avais un petit côté exhibitionniste, je voulais « briller ». 

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À quel moment dans ta vie, t’es-tu dit : « je veux en faire mon métier » ?

Avant, j’étais ingénieur commercial dans une société de service. J’avais un père prof de sciences, j’ai passé un bac S. Je suis resté deux ans dans cette boite. Je trouvais mon activité vide de sens. J’ai donc quitté mon travail pour me consacrer exclusivement à la danse. J’étais au studio harmonique, j’ai pris des cours de classique, de moderne jazz… une aventure qui a commencé en 2007. J’ai fait de mon possible pour avoir tous les outils nécessaires pour devenir un bon danseur de salsa. Toute danse est bonne pour t’enrichir. On ne peut pas dire « je suis danseur de salsa », on est danseur avant tout. 

Tu ne peux pas être généreux dans la vie et avare dans la danse. Tu ne peux pas danser quelque chose que tu n’es pas. C’est très psychologique.

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Tu es directeur de l’école de danse Salsa Nueva dans le 20ème arrondissement de Paris. L’enseignement, c’est une vocation ?

Oui, j’ai un don pour transmettre, les images me viennent naturellement. La qualité majeure de l’enseignement, c’est se mettre à la place de l’autre. Il faut être empathique. 

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Regardes-tu l’émission Danse Avec Les Stars ? Si oui, que penses-tu du concept et as-tu vu le nombre d’inscriptions augmenter depuis l’existence de ce programme ? 

Je ne regarde pas, mais j’ai dû voir 3 émissions et demi. Cela donne une fausse image, ça fait un peu tape à l’oeil, les musiques sont d’actualité pour faire le spectacle. Très peu de pas de base, beaucoup de portés… Je n’ai pas spécialement vu le nombre d’inscriptions augmenter depuis l’apparition de cette émission. 

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Selon toi, y a-t-il un âge au dessus duquel il est trop tard de s’y mettre ?

Après 85 ans c’est compliqué. Il y a un état d’esprit au delà duquel c’est trop tard. La danse c’est l’école de la remise en question. Plus on est âgé, moins on se remet en question. Le compromis parfait : une douce fermeté. 

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Que dirais-tu aux femmes qui ont peur de se retrouver sans partenaire lors d’un cours ? 

Peu importe car on change constamment de partenaire. Pour bien danser à deux, il faut bien danser seul. Il faut que la fille ait son autonomie. C’est plus facile de conduire quelqu’un de libre, qui se sent bien. 

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À quoi penses-tu lorsque tu danses ? On reste concentré même quand on gère ?

Je reste focus sur ma danse, si non ça veut dire que je suis absent. Si on vous pose la question  « à quoi tu penses quand tu fais l’amour », vous ne pouvez pas répondre « j’ai un tel niveau de pratique que je peux me permettre de penser à autre chose ». Cela serait injurieux au niveau de l’acte. Ce qui me permet d’être concentré ? la musique et la partenaire. 

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As-tu quelques anecdotes croustillantes à nous raconter  ? 

Lors d’une compétition, au moment de saluer, ma partenaire s’est pris son talon dans son bas résille et s’est retrouvée au sol… Cela nous a empêché d’être qualifiés. (c’est bête !!!)

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Tu pars régulièrement en Amérique du sud, ces voyages fréquents ont-ils une influence sur ta manière d’appréhender la danse ? Que t’apportent-ils ?

Là-bas, il y a un véritable bagage culturel au niveau de la danse. J’ai un vrai plaisir, leur mentalité me correspond davantage. Il y a quelque chose qui me manque à Paris : le fun ! 

Par exemple, dans le métro parisien, lorsqu’un mec joue de la guitare, les gens n’applaudissent pas (même s’ils ont adoré la musique). Ils sont gênés et se demandent si leurs applaudissements seront bien ou mal perçus par la « norme ». Mais à l’étranger, ce sont de très bons spectateurs… Étrange n’est-ce pas ?

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Pour toi, qu’est-ce que signifie « réussir sa vie » ?

Passer son temps à essayer de réaliser ses rêves.

Jacques Brel a bercé mon enfance, il disait : « Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir… et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns. » 

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Es-tu d’accord avec la citation : « Seuls les passionnés réussissent » ?

Complètement d’accord.

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En un mot, ta vie sans danse ?

Point d’interrogation.

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Merci pour ces réponses Julien ! 

C’est toujours très chouette d’échanger avec de véritables passionnés. Ce sont forcément des personnes inspirantes. 

D’ailleurs, on vous réserve une petite surprise… Je vous laisse deviner laquelle (mouahahah) 😈

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À très vite tout le monde 

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