Faut-il travailler pour être heureux ?

Faut-il travailler pour être heureux ?

Comme vous avez peut-être pu le constater, j’écris davantage de billets centrés sur l’humain et ses problématiques quotidiennes.

La principale raison à cela ? Le développement personnel est une thématique qui me passionne. J’y consacre de plus en plus de temps et d’énergie. Il est vrai, j’ai un avis bien tranché sur certains sujets, ce qui ne m’empêche pas d’être attentive à l’avis d’autrui.

Pour preuve, certaines des conclusions tirées par l’économiste du bonheur Mickaël Mangot me posent souci. Elles sont néanmoins très intéressantes et méritent que l’on s’y attarde.

Alors : Faut-il travailler pour être heureux ?

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SATISFACTION AU TRAVAIL : 3 CRITÈRES D’ÉVALUATION

Dès le début de sa conférence, Mickaël Mangot distingue la satisfaction et le bonheur : l’argent ne fait pas le bonheur, il fait la satisfaction de la vie.

Trois dimensions font la satisfaction de l’emploi :

  1. La dimension sociale : l’ambiance générale de travail, nos relations avec nos collègues, la bonne entente avec nos supérieurs
  2. La dimension intrinsèque : le contenu, la nature des missions, la diversité des tâches
  3. La dimension extrinsèque : les récompenses (comprenez le salaire)

J’insiste sur le fait que l’argent n’entre qu’en 3ème position !

 

Le travail peut-il nous rendre heureux ?

Complètement, dans la mesure où le métier exercé est une vocation.

On pense tout de suite aux artistes : chanteurs, danseurs, acrobates… Mais n’importe quel métier peut être une vocation à part entière.

Lorsqu’on parle de vocation, on parle également d’engagement. Pour être pleinement engagé il faut :

  • Des émotions positives
  • Être absorbé par le travail (le flow*)
  • Avoir de l’énergie
  • Être fier

* le flow au travail : C’est quand on est tellement à fond dans ce que l’on fait, que l’on « flotte » dans l’air, on est dans un état d’apesanteur, on est porté par le courant. Autrement dit, on est un peu déconnecté et on adore cela.

Il y a une condition fondamentale pour vivre le flow au travail : que tout notre potentiel soit exploité par des tâches gratifiantes. Il faut donc être continuellement stimulé.

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Faut-il nécessairement aimer son travail pour être heureux ?

Pas selon Mickaël Mangot.

D’après l’économiste, la vie privée peut complètement faire pencher la balance, notamment grâce aux loisirs.

D’ailleurs, le loisir provoquant le plus de bonheur serait le bénévolat. Cette activité permet de donner du sens à notre vie, et améliore l’estime de nous-même.

À l’inverse, la télévision est un loisir qui fait diminuer la satisfaction de la vie car :

  • c’est une activité solitaire
  • elle change notre représentation de la vie (on se compare)
  • elle est synonyme de perte de temps : quand on regarde la TV, on ne fait pas autre chose.

Même constat lorsqu’on est passif sur la page d’accueil Facebook en train de regarder des vidéos en tout genre. (je sens que certain(e)s se reconnaissent !!) 😂

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Mon avis

Avouez, vous l’attendiez…

C’est justement sur ce dernier point que je ne suis pas en accord avec Mickaël Mangot.

Je ne vois pas comment on peut se sentir heureux dans sa vie si l’activité pour laquelle on se lève 5 matins sur 7  ne nous réjouit pas. Le temps accordé aux loisirs est bien plus faible que le temps consacré au travail. En ce sens, je pense que l’activité secondaire n’a qu’une faible résonance sur le bonheur si ce dernier n’est pas préalablement satisfait par le travail.

Selon moi, il ne faut pas compenser quelque chose de « désagréable » avec quelque chose de « super » pour se sentir finalement bien. Il est plus approprié de résoudre l’origine du problème, ce qui coince avant de s’orienter vers « plus de positif ».

Exemple : Admettons que vous vous fassiez une entorse. Il est préférable de vous concentrer sur votre rétablissement avant d’envisager un marathon (bien qu’il vous donne envie).

Il en est de même pour l’activité professionnelle. Vous n’aimez pas ce pourquoi vous vous levez le matin ? N’essayez pas de compenser cette situation par une soirée entre copine. Résolvez le coeur du problème en vous y confrontant une bonne fois pour toute.

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LE SAVIEZ-VOUS ?

  • 21% des français trouvent que le travail est désagréable
  • Les français sont les plus exigeants en Europe
  • Les personnes les plus satisfaites sont celles qui travaillent dans des petites boites (2 à 9 personnes)
  • Les entrepreneurs gagnent moins, travaillent plus, sont dans l’insécurité et sont pourtant plus satisfaits de leur emploi
  • Plus on est exposé à la nature, plus on est heureux (d’où les plantes dans les bureaux)
  • Il y a un déterminisme génétique du bonheur
  • La méditation rend plus heureux

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Alors, faut-il travailler pour être heureux ?

Réponse personnelle : Il est nécessaire de travailler pour trouver sa place dans la société, gagner sa vie et tutti quanti, mais pour être heureux, il est essentiel que ce travail nous subjugue, nous rende fiers et coïncide parfaitement avec nos aptitudes, nos valeurs et notre personnalité.

Faut-il travailler pour être heureux ? Non.

Faut-il adorer son travail pour être heureux ? Je le pense très sincèrement 😌

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Et vous, quel est votre travail ? Vous rend-il heureux ? Quel est votre avis sur la question ? Dites-moi tout !!

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1 commentaires sur “Faut-il travailler pour être heureux ?”

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